St Jean du Passet en images

Eglise St Jean du Passet
Bien que fermée au public, l’église Saint-Jean du Passet parle de l’époque de la cité fortifiée. En effet cet édifice du XVème siècle est situé à l’angle d’une des portes d’entrée de la ville, dont il reste un arc en ogive usé par le temps. Le mot « passet » signifiait vraisemblablement le droit de passage accordé pour franchir la porte. Adossé aux murs de l’église, le cimetière Saint-Jean conte l’art funéraire du XIXème et les croyances des grandes familles thiernoises.
De style gothique tardif, l’église a été construite à une période prospère de la ville. Elle a fourni un lieu de culte aux populations des quartiers industrieux : la vallée de la Durolle dont les flots actionnaient déjà les rouets. L’église possède une nef à trois travées en voûtes d’ogive, flanquée de collatéraux presque aussi larges et aussi élevés qu’elle. Le clocher massif, doté de contreforts à ressauts, semble avoir été intégré au système défensif de la ville. Place Saint-Jean, la porte est de style gothique flamboyant.

Le Cimetière St Jean en Images

Le Cimetière St Jean
Au XIXème siècle on retrouve notamment dans la symbolique funéraire les différents corps de métiers ainsi que les différentes couches sociales qui se distinguent les unes des autres par l'importance des sépultures. A Thiers , dans le cimetière Saint Jean , on retrouve une partie de la symbolique funéraire. Cependant à la différence des cimetières de la Région voisine de Rhône Alpes, on ne voit pas sur les frontons des stèles les outils des corporation thiernoises des couteliers, des papetiers et des tanneurs.
A Grenoble par exemple les entrepreneurs, les tailleurs de pierre, les architectes sont largement représentés dans le cimetière Saint-Roch. En effet au XIXe la ville est en pleine extansion et de larges avenues bordées d'immeubles «Haussemaniens» sont construites. Les grandes familles industrielles font construire de nombreux mausolées à la mesure de leur puissance... A Thiers la demande n'est pas aussi forte. La source de la pierre de Volvic généralement utilisée au XIXe siècle en Auvergne se situe à 55 km . Les tailleurs de pierre étant quasiment inexistants dans la capitale coutelière, les familles aisées doivent s'adresser directement à ceux de Volvic.Le statuaire Chabennoux (chapelle Decouzon 1849 ) travaillant au XIXe siècle sur l'ensemble du département ne connait sans doute pas les particularités de chaque localité auvergnate. Il propose donc des monuments presque «standards».
La symbolique funéraire
Le symbolisme funéraire peut être révélateur de la personnalité du défunt ou des conditions de sa mort. La "lecture" du symbole peut déterminer la tranche d’âge lors du décès, le sexe, l’état civil, le métier, les options philosophiques et politiques...
L'acanthe
La feuille découpée de l'acanthe singularise les chapiteaux de l'ordre corinthien. Elle est fort présente dans l'ornementation funéraire, en particulier sur les sépultures des architectes et des artistes au XIXe siècle.Les piquants de la plante représenteraient les épreuves et les affres de la vie auxquels la mort met un terme.
L'agneau
Généralement, l'agneau sur les sépultures représente le Christ.
L'alpha et l'oméga
L'alpha et l'oméga, la première et la dernière lettre de l'alphabet grec,l'alpha est donc la naissance et l'oméga la mort.
L'amphore
L'amphore est le récipient qui contenait les huiles essentielles. Sur la tombe, elle représente l'enveloppe corporelle comportant l'âme.
L'ange est le messager de Dieu, l'exécuteur de la volonté divine. Les bras étendus et les ailes déployées, l'ange peut prendre les personnes sous sa protection. Les mains jointes, l'ange invite le passant à prier pour le repos de l'âme des défunts.Pleurant , il exprime le chagrin lié à la disparition de l'être cher.
Des blasons ornent des sépultures. Il peut s'agir du blason familial pour les nobles.
Le couvre-chef peut se suffire à lui-même pour être significatif de la vie, de la profession du défunt. Le casque militaire signalera la tombe d'un soldat, d'un pompier, ou d'autres couvre-chef : la toque du juge ou du président de tribunal, la tiare de l'évêque, le casque du mineur...
La chapelle funéraire construite comme édifice religieux avec l'autel adossé au mur du fond est souvent dédiée à la gloire de grandes familles ayant oeuvré pour le bien collectif.
La colonne brisée et le chêne symbolisent l'arbre de vie. s'ils sont tronqués , ils représentent la mort précoce d'un jeune homme ou d'une jeune fille
La couronne est symbole d'éternité par le cercle qu'elle épouse, forme sans début ni fin à l'instar de l'ouroboros.Elle peut être tressée de tiges de pavot (sommeil éternel), de laurier, de chêne (gloire), de lierre (éternité et attachement), de pensées , de roses (amour)...
Le coussin
Le coussin est un attribut du sommeil et par la même du sommeil éternel, de la mort. Il vient compléter les prie -Dieu sculptés en pierre.
L'étoile
L'étoile à cinq branches (pentagramme) ou à six branches (hexagramme) est source de lumière, elle est l'astre qui luit dans la nuit, la Mort. Elle peut symboliser la promesse d'une nouvelle vie.
Les quatre Évangélistes sont souvent représentés en compagnie de leur symbole : Marc et le lion, Matthieu et l'ange, Luc et le taureau, Jean et l'aigle.
Le flambeau retourné
La flamme suggère la vie. Contenue dans un flambeau retourné, elle symbolise la mort.
Le hibou (ou la chouette) – représente la nuit, donc la mort.
IHS ou JSH
Jésus Hominum Salvator, Jésus sauveur deshommes.
INRI
Le phylactère avec les initiales INRI rappelle l'expression ironique de Ponce Pilate : "Jésus de Nazareth, roi des Juifs".
Lumière dans la nuit, la lampe à huile facilite le déplacement de l'âme dans la nuit, dans la Mort. Dans certaines régions, la lampe à huile est le signe distinctif de la sépulture d'un libre penseur, la flamme étant alors plutôt identifiée à l'esprit.
Le laurier
Le laurier a un feuillage persistant; il suggère ainsi l'éternité.Le lierreLe lierre est à la fois symbole d'éternité et d'attachement.
Le lys
Le lys est une représentation de la pureté et de l'innocence. sceptre.
Le livre
peut symboliser la Bible, le livre ouvert représente la vie et la continuité, fermé il incarne la mort .
Les mains jointes
Elles symbolisent la fidélité du couple au delà de la mort.
Il a la prédilection des libres penseurs, Il est souvent surmonté d'une urne ou du buste représentant la personne inhumée. L'obélisque n'est pas sans rappeler le travail accompli d'une famille soucieuse du bien public comme de l'héritage transmis.
La palme
La palme est un attribut des martyrs, elle décore régulièrement la tombe d'anciens combattants ou les monuments aux morts,elle peut aussi orner la sépulture de personnalités politiques, artistiques, scientifiques...
Le pavot apporte le sommeil, mais aussi l'oubli. La pomme de pin symbolise la maturité, l'automne c'est à dire la vieillesse, elle annonce de la mort, mais suggère aussi le printemps et la promesse d'une renaissance.
La pensée
La pensée évoque également le souvenir du défunt chez les proches.
La rose
La rose est la suggestion de l'amour, et notamment l'amour partagé du couple.
Le saint
Le saint ou la sainte représenté(e) sur la tombe peut avoir une connotation précise : le patron ou la patronne du défunt ou de la défunte, pour l'identité du prénom ou par la profession (saint Éloi pour les métiers du fer par exemple).
Le sablier évoque le passage inexorable du temp qui égraine la vie. Le sablier comporte régulièrement des ailes de colombe ou d'ange, il achemine l'âme vers le ciel.
Historiquement, l'urne est, à l'origine, un récipient conçu pour contenir les cendres humaines ou animales(l'Egypte).
Des tombes sont mises sous la protection de la Vierge Marie, que ce soit au moment de l'Assomption, en piéta, ou bien en Majesté avec le Christ enfant

Le quartier du Moutier en images

Eglise St symphorien- Ancienne abbaye clunisienne
Construit au Xème et XIème siècle, le sanctuaire situé à l’est de l’église est de forme rectangulaire. Il est constitué d’une maçonnerie de pierres irrégulières, d’arkose, de granit, de galets de la Durolle. Le tout est assemblé par un mortier très épais. Sur le chevet plat du sanctuaire, on distingue encore très bien trois ouvertures obturées, celle du centre étant la plus large. Les deux baies supérieures ont été percées au XVIIème ou au XVIIIème siècle. Elles éclairent aujourd’hui la voûte en berceau qui se trouve au premier étage à l’intérieur de l’édifice.
Grâce aux gravures de Mathieu illustrant l’Auvergne et le Velay en 1843 et 1847, et aux photos prises en 1881 par Eleuthère Brassart, nous avons une bonne idée de l’état initial de l’église Saint Symphorien. Le sanctuaire semble avoir été à l’origine, le chœur de l’église à partir duquel on a ajouté deux travées de chœur. Les tribunes étant ouvertes sur le chœur et surmontées de hautes baies. Rien ne nous permet d’affirmer que ces tribunes reposaient sur des collatéraux voûtés d’arêtes. L’une des photos de Brassart montre que les tribunes nord du chœur n’étaient pas voûtées mais que les deux travées étaient séparées par une cloison afin de créer deux chapelles.
Programme des Journées Europééennes du Patrimoine 2012 à Thiers ici / Vidéo

La Collégiale St Genès en images

Collégiale St Genès
La collégiale romane Saint-Genès est bâtie sur l’éperon rocheux qu’occupe le quartier médiéval. Elle est au cœur du premier noyau féodal. Du castrum construit sur la ville haute à partir du XIème siècle, il ne reste des fortifications que quelques tours.Saint-Genès fut martyrisé au IIIème siècle sur un rocher surplombant le Creux de l’Enfer. D’après Grégoire de Tours et grâce à un miracle, on ne retrouva trace de la sépulture du martyr qu’au VIème siècle.
Devant la renommée de la découverte, Saint-Avit, évêque de Clermont, décide la construction d’une église en 575. Elle sera détruite par la suite.En 1016, Guy II, vicomte de Thiers, restaura l’église actuelle et la dota d’un chapitre de chanoines à qui il donne de nombreux biens. Les chanoines lèveront l’impôt jusqu’à la Révolution. Il ne reste de la « clôtra » que quelques baies ajourées jouxtant le bras sud du transept. L’éclat de la collégiale sera augmenté par l’apport de reliques de Saint-Genès d’Arles.Depuis l’extérieur il est difficile de présager du style roman de l’église. Des chapelles gothiques, édifiées par de riches notables ou des confréries, ont été adjointes aux bas-côtés aux XVIème-XVIIème siècles.
Viséo sur l'orgue de la collégiale Saint-Genès de Thiers (installé en 1853, M.H.) Historique, fonctionnement mécanique et musical.
Présentation vidéo (6,40 minutes)

La chapelle St Roch en Images

La chapelle St Roch



























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